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Le nom de Codex devient l’appât d’une campagne ClickFix sur macOS

Des cybercriminels détournent l’intérêt pour les outils d’intelligence artificielle afin d’inciter les utilisateurs de Mac à exécuter une commande malveillante. L’attaque ne compromet pas Codex, mais exploite la confiance accordée à son nom et aux résultats sponsorisés.

L’adoption rapide des outils d’intelligence artificielle crée de nouvelles occasions pour les campagnes d’ingénierie sociale. Cato CTRL a découvert un dispositif visant les internautes recherchant une version de Codex pour macOS. Une publicité sponsorisée affichée avant le résultat officiel d’OpenAI les redirige vers une fausse page de téléchargement hébergée sur Google Sites. La campagne superpose plusieurs signes de confiance. La publicité bénéficie d’une position visible dans le moteur de recherche. Google Sites apporte la réputation d’une plateforme connue. Le faux portail reprend enfin les codes visuels d’un outil destiné aux développeurs. L’ensemble cherche à convaincre l’utilisateur qu’il suit une procédure d’installation légitime.

L’attaque ne révèle aucune compromission de Codex ou des infrastructures d’OpenAI. Elle montre en revanche comment la notoriété d’un outil d’IA peut être utilisée pour construire un leurre crédible et atteindre une population susceptible d’exécuter des commandes techniques.

L’utilisateur déclenche lui-même la chaîne d’infection

La page demande à la victime de copier une commande dans Terminal. Cette méthode ClickFix contourne le scénario classique dans lequel l’utilisateur télécharge directement un fichier. La manipulation présentée comme une étape d’installation devient elle-même le déclencheur de l’attaque. La commande lance plusieurs opérations successives, puis récupère un programme compatible avec les processeurs Intel et Apple Silicon. Certains attributs de quarantaine sont supprimés pour limiter l’apparition des alertes de sécurité de macOS. La chaîne présente par ailleurs des caractéristiques déjà observées dans la diffusion d’Atomic macOS Stealer.

Le faux installateur est chargé depuis une page externe intégrée au portail. Il ne s’affiche que lorsque la bonne adresse est consultée depuis un appareil macOS. Les autres visiteurs peuvent recevoir un contenu inoffensif, ce qui réduit les chances que la campagne soit repérée par des outils automatisés. Cette sélection montre que les attaquants adaptent désormais leurs leurres aux systèmes utilisés, mais aussi aux habitudes de recherche liées aux technologies d’IA.